Histoire du Collège

Img 20150617 093939

 

Le Centre :

Sur un site déjà occupé par les Romains et sur lequel s'est probablement élevée la première église de Strasbourg, fut fondée au VIIIe siècle une abbaye par Sainte ATTALE, nièce de Sainte Odile. Il en subsiste encore quelques souvenirs, à commencer par l'insigne relique de la main de Sainte Attale, moulée et conservée dans un cristal et exposée solennellement dans le Chœur de la Chapelle Abbatiale.


Les célèbres tapisseries de Ste Attale et de Ste Odile sont désormais visibles au Musée de l'oeuvre Notre-Dame, tout en appartenant encore au Collège. Dans le transept de l'église, à la très belle architecture du XIIe siècle, on note la présence du puits de Ste Attale où, selon la tradition, aurait été retrouvé le corps de la sainte.
L'abbaye passa à la Réforme et fut fermée par Louis XIV qui confia les bâtiments aux Visitandines, à charge pour elles d'y fonder un pensionnat de jeunes filles. Les religieuses furent chassées par la Révolution.
Le site connut alors des fortunes diverses : Sous l'Empire, l'église servit de théâtre municipal. Ultérieurement, la manufacture des tabacs s'y installa. L'église était vouée à la destruction; Monseigneur Lepappe de Trévern prit le parti de la sauver en installant un petit séminaire sur l'emplacement qu'il avait acquis par échange avec le grand terrain de la Krutenau qui abrite à présent la SEITA.

Construit à partir de 1858, le Collège ouvrit ses portes en 1861. Bismarck le ferme en 1874, acte d'autorité en relation avec le Kulturkampf. Il fut cependant rouvert en 1883 sous l'appellation "Bischöfliches Gymnasium an Sankt- Stephan".

A la fin de la première guerre mondiale, comme on ne disposait pas d'un corps professoral francophone, l'évêché fit appel aux Marianistes qui dirigèrent l'Établissement jusqu'en 1972. Dans l'intervalle, la maison fut à nouveau fermée en 1939 et ne rouvrit ses portes qu'en 1945, au lendemain d'une guerre qui entraîna la destruction complète de la nef de l'église, déjà fortement endommagée par la Révolution. Depuis lors, la population scolaire n'a fait que s'accroître, profitant des locaux disponibles du fait de la fermeture de l'internat, du départ des prêtres diocésains et des Marianistes.

Le petit séminaire - prévu pour 360 élèves- est devenu Collège épiscopal, mixte avec plus de 1800 élèves et à direction laïque. Il est aujourd'hui l'un des quatre "Collèges épiscopaux" d'Alsace-Moselle, bénéficiant du statut original d'Établissement public de culte, placé sous la bienveillante autorité de Mgr Jean-Pierre GRALLET, Archevêque de Strasbourg et de son Auxiliaire, Mgr Vincent DOLLMANN.

Ainsi, le terme usuel de collège, associé au caractère épiscopal, désigne ici à la fois école, collège et lycée, selon la terminologie administrative en vigueur.